Ecole Spéciale de Brazzaville

"Il ne faut pas refuser secours à la ronce qui veut devenir rose" (Paul Claudel)

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Sous l’action de Sœur Marguerite Tiberghien, Fille de la Charité, l’École Spéciale voit le jour sous la forme d’un cours pour l’alphabétisation des dames catéchistes de la paroisse de Jésus Ressuscité (Moungali – Dix maisons) pour une trentaine de Mamans.

Les effectifs de l’école sont de plus en plus nombreux (375 élèves en 1981). Sœur Marguerite cherche alors à construire un bâtiment mieux adapté. Le gouvernement congolais autorise l’extension de l’école Spéciale en 1980 et offre un terrain à côté de l’aéroport de Maya-Maya, dans le quartier du Plateau des Quinze Ans (quartier de Moungali).

Le 26 août, le bâtiment – aujourd’hui l’école mère – est inauguré en présence des Ambassadeurs de France et d’Allemagne. Il a été financé grâce au soutien de Misereor, l’Ambassade de France, la Fondation Raoul-Follereau et la Fondation Auteuil International.

Ouverture de la première annexe de l’École Spéciale : la Case Vincent, située dans le quartier périurbain de Mikalou. La Case Joseph, située dans le quartier de Talangai, verra le jour huit ans plus tard, en 1999.

Le début des années 2000 marque la formation du  réseau des écoles Spéciales, avec l’ouverture de trois nouvelles annexes : la case Dominique dans le quartier de Poto-Poto, la case Montfort dans le quartier de Kinsoundi et la case Monnereau dans le quartier de Makélékélé. Ces annexes ont été rétrocédées à des congrégations religieuses. Celles-ci ont conservé la forme générale de « l’enseignement de réinsertion » mais en l’assortissant de modalités de paiement de la scolarité.

Le 18 octobre est inaugurée la première annexe rurale de l’école Spéciale : la case Pierre Savorgnan de Brazza à M’bé, village situé à 150 km au nord de Brazzaville. Le bâtiment est financé par la Coopération française et construit par Acted.

En raison des effectifs grandissants (1800 élèves), six nouvelles salles de classe viennent compléter le bâtiment principal à Moungali. Leur financement est assuré par Auteuil International. Sœur Marguerite apprend que sa communauté des Filles de la Charité la rappelle en France. Avant son retour, elle reçoit l’Ordre du Mérite congolais, remis par Emilienne Raoul, Ministre des Affaires sociales.

Un chantier d’agrandissement débute. Grâce au financement de l’Ambassade de France au Congo, au soutien de Caritas France, et à la générosité de Monsieur Germain Garon, dont l’entreprise réalise le chantier à très bas coût, l’École Spéciale va se doter d’un étage qui accueillera huit nouvelles classes.

Après dix ans de nomadisme consécutif à un glissement de terrain survenu en 2006, la Case Vincent est reconstruite sur son site originel, à Mikalou. Les travaux ont été financés grâce aux soutiens de la Fondation Masalina, la Fondation Espoir Brazzaville, Avenir Solidaire, Talents et Partage, et au succès d'une campagne de crowdfunding lancée sur la plateforme Wee-Jack.

L’école scolarise désormais près de 2000 élèves par an, et embauche 91 salariés. La Directrice Générale actuelle, Sœur Brigitte Liyombi (Fille de la Charité) poursuit les objectifs de sa grande ainée et, inlassablement, l’école s’engage dans la lutte contre l’illettrisme et le rejet des enfants handicapés. L’établissement accompagne et participe au soutien social des familles des plus démunies.